Commune de Saint-Guilhem-le-Désert

Des roches modelées par l’eau

Le pays de Saint-Guilhem-le-Désert est une vaste étendue rocheuse aux paysages contrastés : gorges abruptes, vals étroits, falaises escarpées...
De multiples épisodes géologiques passionnants sont à l’origine de leurs formations.

Pour apprécier pleinement la beauté de ces espaces, il est intéressant de découvrir les roches reines de ces lieux : le calcaire et la dolomie.

Ces roches se sont érodées au contact de l’eau. C’est à ce long processus de dissolution que nous devons ces paysages magnifiques.

Le calcaire est omniprésent dans le massif. Il présente des teintes claires alors que la dolomie ponctue les monts de Saint-Guilhem-le-Désert d’un ton grisâtre.

Agés de plus de 150 millions d’années, calcaire et dolomie se sont formés lorsque les mers recouvraient la région durant l’ère secondaire.
Superposées en strates, ces roches découlent de l’accumulation de coquilles d’invertébrés marins.

Vous remarquerez facilement, au cours d’une randonnée, des fossiles incrustés dans les rocs.

Durant des millions d’années, l’eau a patiemment aplani, creusé, fracturé, sculpté ces strates.
Des cours d’eau importants, moins actifs de nos jours, ont entaillé leurs lits dans ce massif aplani. Ils créèrent ainsi de splendides gorges, telles celles de l’Hérault.

Le monde souterrain recèle de multiples cavités creusées par l’eau infiltrée dans le sous-sol. Parmi les 250 avens et grottes découverts dans ces massifs, nous ne citerons que la Grotte de Clamouse dont les concrétions sont uniques en France.

Les phases de gel et de dégel qui se sont alternées durant les derniers épisodes climatiques sont responsables des éboulis accumulés au pied du cirque de l’Infernet.

Un autre effet de l’érosion est visible dans les monts de Saint-Guilhem-le-Désert : Il s’agit des formes spectaculaires des roches dolomitiques évoquant des ruines légendaires.
Celles-ci sont sculptées par l’eau de pluie chargée de gaz carbonique.

Au pied de ces chaos ruiniformes reste un sable fin issu de la désagrégation de la dolomie.

La perméabilité des roches combinée avec la rigueur du climat méditerranéen expliquent l’aspect aride des paysages.

La végétation spécifique de ces massifs calcaires et dolomitiques s’agrippe difficilement à ces roches. Elle freine le ruissellement de l’eau et limite ainsi l’érosion des sols.

Sensible au piétinement, cette végétation disparaît rapidement sous les pas des randonneurs qui sortent des chemins aménagés judicieusement par nos ancêtres.

L’utilisation de ’raccourcis’ entre les sentiers cause malheureusement la formation de rigoles dénudées qui favorisent l’écoulement des eaux...accélérant le processus d’érosion.


Accueil | Contact | Plan du site | Espace privé

Site réalisé avec SPIP

     RSS fr RSSDécouvrir les alentours RSSDécouverte de la nature   ?