Commune de Saint-Guilhem-le-Désert

Les gorges de l’Hérault

" ...Les montagnes sont si hautes, les défilés si profonds, les torrents font tant de bruit qu’il n’est homme sur terre qui ne s’en épouvante. Mais le Comte Guillaume ne craint pas, car le cœur lui dit qu’il approche du lieu de son salut.

Il peine durement dans cette gorge déserte, entre les montagnes escarpées et les promontoires élevées.

Il ne voit ni route, ni sentiers, mais des pentes abruptes au dessus de sa tête, et au dessous de lui des eaux bondissantes qui mènent grand fracas.

Le chemin qu’il se fraye est brisé, pierreux, périlleux... "

C’est ainsi que le poète médiéval décrit la traversée des gorges de l’Hérault par Guilhem.

On comprend les difficultés rencontrées par Guilhem lorsqu’on découvre ces gorges impressionnantes aux reliefs particulièrement accidentés.
Aujourd’hui encore, pour se rendre à Saint-Guilhem-le-Désert, on ne peut emprunter qu’une seule route. Elle épouse les reliefs de la montagne et surplombe la rive droite de l’Hérault.

L’Hérault prend sa source au pied du Mont Aigoual dans les Cévennes et se jette 150 kilomètres plus loin dans la mer au Grau d’Agde.
Il a entaillé le massif calcaire sur une trentaine de kilomètres de long, entre Saint-Bauzille-du-Putois et le Pont du Diable à 3 kilomètres en aval de Saint-Guilhem-le-Désert.

Ce fleuve typiquement méditerranéen connaît de brusques variations de débit lors des orages violents caractéristiques de notre région.
Il fût plusieurs fois sujet à des crues multipliant son débit par mille, en quelques heures.
En 1907, ses eaux atteignirent le tablier du ’Pont du Diable’... c’est à dire près de 10 mètres au dessus de son niveau habituel !
Lors de tels aléas naturels, les eaux emportent tout sur leur passage.

Les gorges sont si encaissées que le seul point de vue accessible depuis la route se trouve au niveau du Pont du Diable.
Les parois déchiquetées des gorges rendent impossible et dangereuse toute idée de promenade au bord de l’eau.

Le Pont du Diable marque la transition entre la plaine et les gorges.

Le canoë reste le moyen le plus adapté pour profiter de ces paysages magnifiques. Vous observerez les ’marmites de géant’ creusées par l’érosion des eaux tourbillonnantes. Les parois des gorges, dénuées de végétation, sont tranchées à vif par le fleuve. Leurs teintes blanches et grises contrastent avec les eaux bleues vertes de l’Hérault.


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